Nintendo

Mercredi 7 mai 2008
Sunsoft, 1989
1 joueur.










        Avant d’avoir développé l’opus Game Boy, l’équipe de Sunsoft d’était déjà attaquée à la licence un an auparavant, en adaptant le premier film sur la console 8 bits de Nintendo. De prime abord, ce premier volet fait grande sensation grâce à une mise en scène inspirée des principaux lieux de Gotham City, ses quartiers lugubres notamment. Tout se passe la nuit : le joueur est vite saisi par l’atmosphère sombre et pesante qui s’en dégage. Les musiques, dynamiques et accrocheuses, enrichissent puissamment l’ambiance générale, ce qui permet une profonde immersion dans l’action. Dans ce savant mélange entre combats et plates-formes 2D, Batman peut non seulement user de ses fidèles poings pour régler leur compte aux ennemis (divers robots et types armés), mais il a également des boomerangs, des projectiles à fragmentation, et un flingue à sa disposition. Un nombre de munitions commun à ces trois armes limite leur utilisation, mais les adversaires laissent souvent tomber de quoi se réapprovisionner. Les gadgets du héros doivent donc être employés avec une certaine parcimonie, si l’on veut éviter de se retrouver complètement démuni aux moments cruciaux : il faut donc revenir fréquemment aux poings, ce qui apporte beaucoup de variété et de rythme aux affrontements. La maniabilité est de bonne qualité dans l’ensemble ; les sauts peuvent être modulés en hauteur et en portée, mais manquent un peu de répondant. Batman possède tout de même la faculté de sauter à partir d’une impulsion sur un mur, ce qui occasionne des phases de plates-formes délicates mais intéressantes. Enfin, la difficulté du jeu est très élevée, parfois au point de rebuter. Par exemple, lorsque l’on se fait tuer, on recommence le niveau en cours avec le nombre de munitions qu’il nous restait juste avant de mourir, ce qui a une fâcheuse tendance à rendre les boss pratiquement impossibles à battre si on a échoué au premier coup. Qui plus est, on est souvent confronté à divers pièges, tels que des roues dentées ou des sols électrifiés, très difficiles à éviter : on constate donc que par moments, les commandes manquent de souplesse dans l’appréhension des obstacles périlleux. En ceci, Batman affiche bien son grand âge. Mais son atmosphère noire à souhait et sa maturité l’élèvent davantage au rang de mythe fondateur qu’à celui d’antiquité. On a donc affaire à un jeu prenant et subtil, offrant un challenge bien corsé. Un bon jeu tout simplement, et même un peu mieux que cela.





Ce mec fonce tête baissée... Laissez-le venir et lattez-le avec deux droites bien senties.
Attention à la mine antipersonnelle à droite de l'écran : elle ne pardonne pas !
Ce jeu est loin d'être avare en pièges et fourberies de toutes sortes.





Ma note : 7/10                                                                
Par Le Hulk
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Lundi 7 avril 2008
Capcom, 1987
1 joueur.










        Pour assouvir ses désirs de conquête du monde, l’infâme Dr. Wily a conçu une armée de terribles robots. En bon défenseur des justes, Mega Man, le gentil humanoïde cybernétique, doit faire mordre la poussière à pas moins de six des méchants cyborgs, avant d’en finir avec Wily lui-même. Qui ne connaît pas Mega Man ? Vous avez au moins dû en entendre parler, étant donné que cette licence a suscité environ une centaine de titres, tous supports confondus. C’est du tout premier volet qu’il s’agit ici, le berceau de la série, les origines du mythe. C’était déjà très réussi à l’époque.


        Le jeu affirme de prime abord une de ses particularités : il est possible d’effectuer les six niveaux dans l’ordre de son choix ; au joueur donc de calibrer son parcours en fonction de ses préférences, en terminant en premier lieu les mondes qu’il maîtrise le mieux. Six niveaux, et autant d’environnements plutôt variés, allant des terres gelées aux décors volcaniques ; ils présentent peu de détails graphiques mais une architecture bien pensée et inspirée, conférant une grande cohérence et une excellente lisibilité au soft. En effet, les échelles, socles mouvants, pièges et canons de toutes sortes ne manqueront pas de renouveler tantôt les moments de plate-forme, tantôt les phases d’action, faisant ainsi de Mega Man un mélange de genres efficace, voisin d’un Castlevania. Quant au gameplay, il est lui aussi adapté pour jouer sur les deux tableaux : malgré quelques glissements, la marche et le saut se pratiquent avec une certaine aisance. Nos tirs ne peuvent être dirigés que droit devant, mais ils ont le bon ton de traverser les murs, ce qui peut offrir quelques astuces de jeu croustillantes. Malgré la difficulté très élevée du jeu, les boss qui ponctuent chaque niveau restent plutôt abordables, ce qui soulagera le joueur ayant consommé mille et une vies dans les passages sur les plates-formes aériennes, assez atroces. De temps en temps, on déniche aussi des recharges de vie, qui font un bien fou ; on ne se fait pas prier pour les ramasser ! Qui plus est, l’une des meilleures surprises du jeu est le fait de pouvoir réutiliser les capacités de chaque boss vaincu, moyennant une dépense de quelques points dans la barre d’aptitudes spéciales. Rien de tel que de balancer le sécateur de Cut Man ! En définitive, Mega Man premier du nom assume admirablement son statut de pionnier d’une saga hyper-prolifique. Emporté par des musiques rythmées et puissantes, et par un rendu visuel sobre mais clair, le jeu procure encore de bonnes sensations de plates-formes/action, et étonne par sa créativité. On déplorera juste la difficulté quelquefois exigeante, le contenu un poil léger et la palette de coups limitée, en dépit des pouvoirs des boss.





Tous ces canons muraux ne vous faciliteront pas la tâche.
 L'un des points forts de ce jeu est de mêler habilement la plate-forme et l'action,
 à l'instar du premier
Metroid.






Ma note : 7,5/10                                                          
Par Le Hulk
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Lundi 24 mars 2008
Konami, 1987
1 joueur.





Castl_1.JPG




       Simon Belmont, l’un des premiers hommes d’un long lignage de tueurs de vampires, ose enfin franchir le portail qui mène aux quartiers de Dracula, le Seigneur des Ténèbres, le mal le plus absolu, en plein cœur de la Transylvanie roumaine. C’est ce redoutable combattant que vous incarnez dans Castlevania, premier opus d’une grande saga culte de l’histoire du jeu vidéo, profondément empreint de l’influence de littérature fantastique ainsi que de nombreux films d’horreur, orientés vers un style gothique.


    Le soft se dote donc d’une ambiance obscure vraiment bien rendue, où s’enchaînent squelettes, chauves-souris, ectoplasmes et goules de toutes sortes. En dépit de leur faible nombre, les différents environnements font également leur petit effet : entre intérieurs glauques et extérieurs nocturnes, l’atmosphère générale est sombre à souhait. Il est dommage que, malgré des décors plutôt sympas, le level-design montre un peu vite ses limites ; néanmoins, des plates-formes mouvantes ou d’autres joyeusetés viennent de temps en temps offrir un peu de variété, parmi des dalles et systèmes d’escaliers qui ont une légère tendance à se répéter. En outre, les standards de la série tels que les chandeliers qui donnent des items (cœurs, argent, armes secondaires), les deux niveaux de puissance de fouet, ou encore les savoureux flacons d’eau bénite et haches de jet, sont de la partie. Quant à la jouabilité, elle est relativement rigide : on ne peut pas gérer la longueur des sauts, et il est souvent difficile d’éviter les attaques adverses. Mais ceci ne ternit en aucun cas le rythme soutenu de l’action, ni le côté jouissif qui s’en dégage ; la diversité dans les comportements des monstres permet de renouveler le déroulement des affrontements : tantôt on cherche à esquiver l’ennemi, tantôt on le bourrine directement, tantôt on se met en bonne position pour lui envoyer une croix ou une dague. Ainsi, on est en présence d’un jeu d’action reposant sur des bases solides, serti d’un soupçon de plate-forme, ce qui en fait un mélange des plus intéressants.





Castl_2.JPG Le hall du domaine de Dracula. Défendez-vous contre les zombies qui déferlent vers vous !
L'action est omniprésente dans ce premier volet, un vrai bonheur.






        Les musiques sont loin d’être en reste : comme dans tout Castlevania en bonne et due forme, non seulement elles participent efficacement à créer cette ambiance si particulière, mais surtout leurs rythmes et leurs sonorités accrocheuses sauront motiver le joueur, et ajouter énormément de vie à l’ensemble. Avec sa difficulté relevée mais pas trop (les boss sont loin d’être insurmontables, super !), et ses items cachés çà et là, le jeu s’avère assez complet, prenant, et enivrant. Castlevania est donc une réussite, la première d’une grande série. Bien que sa durée de vie soit modeste, il vaut largement la peine d’être découvert, notamment si vous êtes un fan des épisodes plus récents.

 

 

Ma note : 7,5/10                                                                                                      

Par Le Hulk
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Vendredi 14 mars 2008
Taito, 1988
1 - 2 joueurs en simultané.

 
 
 


BB_1.JPG





      
Now it is the beginning of a fantastic story! Let us make a journey to the cave of monsters! Good Luck!
Plutôt sympa, la phrase d’intro, vous ne trouvez pas ? De but en blanc, le ton est donné : le jeu verse dans la légèreté, l’humour et la simplicité. En effet, difficile de résister à la bonne bouille de Bub et Bob, ces deux espèces de micro-dinosaures cracheurs de bulles, à la limite du ridicule, mais tellement attachants !


       
Je ne l’ai pas encore dit, mais Bubble Bobble, c’est du culte ! Ou en tout cas, ça le deviendra avec l’inoubliable Puzzle Bobble, qui a littéralement vidé les portemonnaies de toute une génération d’habitués des salles d’arcades (j’en sais quelque chose). Quoi qu’il en soit, Bubble Bobble est un mélange atypique entre une bonne dose de plate-forme, et une petite pincée de réflexion. En gros, à travers une série de stages d’un écran exactement, notre petit lézard bullomane (ou nos deux lézards, si vous jouez à deux) doit enfermer tous les ennemis dans des bulles, puis les faire éclater. Evidemment, dit comme cela, c’est sûr qu’il n’y a rien de franchement transcendant. Détrompez-vous : on ne boude pas le malin plaisir qu’on prend à « embuller » toutes ces sales bestioles. Dans l’ensemble, la progression à travers les stages assure une dose ininterrompue d’action bien fun, en particulier grâce à la maniabilité de notre personnage, simple et intuitive. La vitesse de déplacement est idéale, les sauts se gèrent sans peine, et le fait de cracher des bulles montre assez rapidement quelques applications insoupçonnées : elles peuvent temporairement servir de tremplins pour prendre de la hauteur, par exemple. Le design des niveaux est, quant à lui, très spécial : dans chaque stage, les blocs qui forment les plates-formes ont tendance à former des dessins, des figures particulières, qui rendent parfois les déplacements relativement chaotiques (on ne sait jamais vraiment si ces foutus petits carrés peuvent être traversés par-dessous, où s’ils nous bloquent par le côté…) ; mais étrangement, on se surprend à aimer quand même, l’humour global du jeu l’emportant sur cet aspect un tantinet fantaisiste dans le level-design.

       
       
Passé l’engouement du début, on déchante un peu en constatant la pauvreté du soft en termes de graphismes. Même sur NES, on a fait cent fois mieux que l’arrière plan complètement noir ! Techniquement, Bubble Bobble ne compte que sur la variété des couleurs des petits carrés qui composent le niveau, une faible consolation. En ce qui concerne la variété, là aussi ce n’est pas top : on se contente d’enchaîner les tableaux, l’un après l’autre, le principe du jeu demeurant toujours identique. La bande-son est également réduite : il n’y a qu’une seule musique, mais elle a la vertu d’être mignonne et agréable à souhait. Néanmoins, quelques items amusants viennent rompre de temps en temps cette monotonie, tels que les bulles foudroyantes, ou les bulles qui contiennent un liquide bleu, qui nous font dévaler l’écran à toute vitesse en éliminant tout sur notre passage ! En outre, la possibilité de jouer à deux en coopération apporte un véritable plus : c’est nettement plus excitant d’avoir un ami à ses côtés, ça motive à aller de l’avant. Autre bonne surprise : le jeu accorde un password pour chaque niveau, et permet même de recommencer directement au stage où on a fait game over. C’est un point très positif, car cela anéantit la frustration du "flûte, tout à recommencer", et relance immédiatement l’action. En fin de compte, on retiendra surtout Bubble Bobble car il peut se vanter de procurer un plaisir de jeu bon enfant, assez rare, et surtout facilement renouvelable, sans trop se préoccuper de ses vices de forme. C’est très simple, sûrement trop, mais c’est fun.
 
 
   
 
 
BB_2.JPG Le tout premier niveau. Malgré une réalisation sommaire,
la maniabilité est très abordable, pour un plaisir de jouer bien réel.
  

 
 
 

Ma note : 6,5/10
Par Le Hulk
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Profil

  • : Le Hulk
  • youance-club
  • : Homme
  • : 26/07/1987

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