1 joueur.
Les deux petits blocs sombres en bas à gauche contiennent des power-ups.
Ne les négligez pas !
Ma note : 7,5/10
Konami, 1991
1 joueur.
Nintendo, 1989
1 joueur.
Voilà encore un jeu que j’aurais adoré avoir eu quand j’étais petit ! Malheureusement, je ne le découvre que trop tard ; enfin, il vaut
mieux tard que jamais, comme dit l’adage. Un ignoble extraterrestre répondant au doux nom de Tatanga a enlevé la princesse Daisy, et Mario a pour mission de… oh, et puis je ne vais pas vous faire
l’affront de finir cette phrase, vous savez comment elle se termine.
J’avoue que j’ai relativement peu de choses à dire, tellement le jeu parle de lui-même : il s’agit, à mon avis, d’une des manifestations les plus pures
de la plate-forme à la Mario. Aucune fioriture, des graphismes épurés et minimalistes, seulement une douzaine de niveaux, mais le concept de base est là, éternel et indémodable : on saute
gaiment de plate-forme en plate-forme, on écrase ou on évite les sempiternels Goombas et autres Koopas-bombes, on découvre des écrans bonus en s’engouffrant dans des tuyaux, tout en cherchant à
rejoindre la sortie. La capacité à se mouvoir dans le plan est pourtant réduite (plus faible que dans Super Mario Bros. sur NES), car il n’est pas aisé de ralentir un saut effectué avec
élan, et une inertie subsiste lorsque Mario s’arrête de courir. Ces propriétés de la jouabilité, qui peuvent être perçues comme étant des défauts au premier abord, font en réalité toute la force
et la valeur ajoutée du gameplay. Cela lui donne tout son caractère ; et une fois que l’on a dompté ces rigidités de maniabilité, on se prend instinctivement au jeu et, rapidement, on ne
peut plus s’en passer.
Super Mario Land tire en effet la quintessence de son ancêtre de la NES, et en réutilise de nombreux codes (les blocs destructibles ou marqués d’un
"?", les Champignons, Fleurs de Feu et Etoiles d’invincibilité, etc.) tout en apportant son lot d'éléments inédits, dont quelques environnements un peu exotiques, de nouveaux ennemis, et des
niveaux à bord d’un véhicule (sous-marin et avion) plutôt sympathiques. Non seulement la sauce prend toujours, mais elle parvient encore à étonner. C’est un de ces jeux qui ne présentent guère
d’artifices, seulement un plaisir de jouer totalement incomparable. Je me vois tout à fait dire à quelqu’un, n’importe qui : « Tiens, essaie Super Mario Land, c’est sympa comme
tout. », et la personne jouerait, et ça lui plairait. Bien entendu, le jeu est très court, il peut être achevé en moins de vingt minutes pour les pros, même s’il offre la possibilité de
recommencer l’aventure avec une difficulté plus élevée. C’est dommage, mais ce serait encore plus dommage de s’arrêter à cela. En conclusion, c’est un jeu à classer dans la catégorie des
« trop court, mais trop bon ».
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