Partager l'article ! Super Smash Bros. Brawl : émois des premières batailles: Nintendo / Hal Laboratory, 2008 1 - 4 joueurs en simultané. ...
Je l'ai eu pour mon anniv', il y a de ça bientôt deux semaines : un bonheur incommensurable. Après une attente fébrile interminable, pendant laquelle je me suis
consolé avec les révélations quotidiennes du site officiel, j'ai pu constater à quel point Super Smash Bros. Brawl nous promettait la Lune, vantant lentement mais sûrement sa pléthore de
modes de jeu, sa kyrielle d'objets et d'arènes de combat, et sa palanquée de surprises en tout genre ; une surabondance de nouveautés qui allait faire de lui le successeur idéal de
Melee. La galette du jeu enfin dans le mange-disques de ma console, j'ai eu le loisir de vérifier tout ceci par moi-même ; passées une bonne douzaine d'heures, le verdict est sans
appel : on a affaire à une tuerie sans précédent.
Par où commencer ? Le mode Classique est plus que jamais présent, offrant son lot de combats singuliers, de batailles contre des équipes ou des personnages de métal,
le sempiternel stage bonus "Smash dans le Mille !", tout cela conclu par la sacrosainte Créa-Main. L'Emissaire Subspatial, quant à lui, n'a absolument plus rien à voir avec ce que proposait
le mode Aventure de Melee : du haut de ses vingt-cinq stages (au bas mot) où s'enchaînent affrontements contre des créatures inédites ou provenant des univers de Mario, Zelda,
Metroid (et bien d'autres), énigmes retorses avec le plus souvent un trophée à la clé, et moult phases de plates-formes dans la forêt de Donkey Kong, au sein de l'Halberd de Méta Knight,
ou encore dans les dédales violacés de l'Univers Subspatial, il nous décrit un univers où chaque détail, chaque décor, chaque passage a été scrupuleusement pensé pour correspondre à une des sagas
chères à Nintendo ; et pourtant, le dépaysement est total ! Un scénario simple mais habile, où les différents protagonistes forment des petits groupes évoluant chacun de leur côté avant
de se réunir à l'aube d'un finale majestueux, permet de s'immerger sans retenue dans cette formidable épopée, qui ne permet aucun instant de répit, ni d'ennui. Incroyable. Fanas de records, soyés
rassurés : le Smash dans le Mille, le Concours de Home-Run, le mode Entraînement ainsi que le stade de bataille sont bel et bien là ; autant d'options qui vous permettront de vous
familiariser avec les personnages, d'en découvrir les secrets et de parachever votre technique. Notez que désormais, pulvériser les cibles et taquiner le sac de sable peuvent se faire à
deux : rien de tel pour faire exploser les scores ! En parlant de coopération, l'indispensable mode Evénements se pare à présent de challenges spécialement prévus pour deux joueurs,
histoire de renforcer votre complémentarité avec un ami. Eh oui, jouer en équipe, c'est sympa aussi.
Le bourre-pif monumental, la claque astrale, la multiplication des pains dans la tronche... comme à l'accoutumée, le dynamisme des combats est fulgurant. Avec en prime
une réalisation dantesque, magistrale, aux couleurs des innombrables séries de chez Big N, Brawl est hallucinant à contempler et sidérant à écouter, à tel point qu'on en oublierait
presque de jouer ! Que ce soit dans l'hyper-espace à la Star Fox, sur la planète Zébès de Metroid, ou dans les stages les plus insolites tels que Wario Ware ou
l'indescriptible Pictochat de la DS, l'émerveillement est constamment à son paroxysme. Les nouveaux objets, dont la Bombe Nova, un bazooka ravageur et l'extravagant Curry Extrafort, achèvent de
faire de chaque combat un fantastique spectacle, plein de rebondissements et de suspense. Mieux : la Balle Smash, un artéfact rare et précieux, octroie un Final Smash infernal à quiconque
parvient à la détruire ; il s'agit d'une attaque démentiellement puissante propre à chacun des 35 personnages (dont 14 à débloquer), qui permet à coup sûr de prendre l'ascendant sur ses
adversaires si elle est utilisée au moment opportun. La lutte pour l'acquisition de la Balle Smash occasionne donc un mini-match dans le match, un suspense supplémentaire, ce qui rajoute cet
objet au rang des plus dangereux du jeu, dont l'Etoile d'inivincibilté ou le Marteau du premier Donkey Kong (notez qu'il existe dorénavant une version dorée de ce dernier, indestructible
et encore plus redoutable). On prend un pied monstrueux à chaque combat, c'est peu dire.
Bien des choses restent à mentionner, mais je réserve ça pour mon vrai test, quand j'aurai plus avancé dans le jeu. Pour l'heure, j'évoquerai simplement les petits
détails, les petits riens, mais qui sont pourtant le reflet d'un travail colossal de la part des développeurs : figurez-vous que plusieurs centaines de musiques sont disponibles,
d'excellents remixes de thèmes archi-célèbres ou moins connus, mais qui savent toujours faire vibrer la corde sensible du fin connaisseur. Les mille et un Trophées et Vignettes achèvent de nous
contaminer avec le virus de la collectionnite aiguë : il est clair que Nintendo a dû vider ses fonds de tiroir pour introduire autant d'éléments dans un même DVD. En clair, le fan-service
bat son plein. Rien qu'à l'écoute du thème de la vallée Gerudo de Zelda : Ocarina of Time, ou des musiques guillerettes de Yoshi's Island, la nostalgie m'emplit. Tout est
fait pour enflammer le geek absolu, fan de Nintendo de la première heure. Cependant, le joueur néophyte ou occasionnel y trouvera aussi bien son compte, si tant est qu'il a connu au moins un
autre soft estampillé de la firme de Kyoto. Brawl concrétise ce vieux rêve, initié par Melee : réunir en un même support plus de vingt-cinq années d'histoire
nintendologique. Pour ceux qui souhaiteraient réviser leurs classiques, des versions d'essai de Super Mario Bros., du premier Zelda et de bien d'autres grands softs d'antan sont
disponibles : le bonheur total.
Je suis loin d'en avoir fait le tour, mais ce que j'en ai vu me permet d'affirmer sans l'ombre d'un doute que Super Smash Bros. Brawl est bien la tuerie
escomptée. Probablement l'un des meilleurs jeux de tous les temps. Rien que ça.
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